Ca sent bon la période des festivals, tout ça.Fin mai, il fait un temps de merde comme ça devrait pas être permis (la pluie va et vient, et va et vient...ce qui emmerde bien les organisateurs de l'évènement) et ma participation au live de ce soir n'est pas encore assurée (à cause du temps, de la moitié de la programmation et de la flemme).
Arrivé à l'heure en ville, je me rend vite compte que ce sera la merde pour trouver une place aux alentours du parc Paul Mistral (lieu du crime).
A défaut de trouver une place légitime, je décide d'adopter une approche pirate et abandonne la voiture à un feu rouge.
21h, une demi heure en retard sur l'horaire annoncé, j'arrive et le concert commence (la classe), par une jeune artiste découverte NRJ, dont j'ai-oublié/je-me-branle du nom.
De la merde.
(voilà, ça c'est fait)
Tout de suite après, Martin Solveig arrive sur scène et réduit à néant tous mes espoirs de finir la soirée avant 23 h.
(Je me suis dit: J'arrive, je matte Maroon 5, et je me barre avant que l'autre con commence à mixer)
Le seul défaut dans mon plan était d'assimiler Martin Solveig à n'importe quel DJ.
Non, l'ami Martin n'est pas un DJ, tout juste un vieux jeune qui est tombé dans la pop et se contente de pomper des instrus super connus, pour poser des paroles à deux balles en anglais (souvenez vous qu'on en veut pas perdre l'adolescent pré-pubaire, à la connaissance imparfaite de la langue de Shakespeare).
La première heure de spectacle sera donc un vrai calvaire et je failli tout laisser tomber à deux reprises, pour rentrer chez moi et trouver mieux à faire (jouer un peu à la Wii avec Jullo, une peluche chien à laquelle je me suis attaché)
Dommage pour Maroon 5 mais trop c'est trop!
Plutot que de m'enfuir face à l'adversité, je décidais de m'éloigner de la scène (donc du bruit) pour me poser dans le parc, et attendre.
Après 8, 9 morceaux (j'ai pas compté, j'étais trop occupé à essayer de m'ouvrir les veines avec mes clés de voiture), le laron laisse la place au staff technique qui mettra bien 30 minutes à préparer la scène pour l'arrivée du groupe anglais (en plus d'être mauvais, le gars est crade, bravo MS).
On se rend assez vite compte que le Ricard Live Music Tour aurait aussi bien pu s'appeler Maroon 5 french tour (+ crappy 1ère partie) quand on voit les moyens mis dans la mise en scène du groupe.
Fumée, jeux de lumières, gros son, à côté, la performance de Martin Solveig passe pour une animation Intermarché.
Le groupe commence par "Harder to Breathe" avant d'enchainer avec les plus grands morceaux sortis des deux très bons albums à leur actif.
"Shiver", "this love", "Makes me wonder", "wake up call", tout y passe, pendant 50 minutes d'un concert vraiment sympathique.
Le groupe monte peu à peu en pression (d'abord par des chansons calmes) et c'est à l'arrivée des titres les plus rythmés qu'Adam Levine semble prendre le plus de plaisir (et nous aussi).
Quelques solo de guitare viennent achever les morceaux les plus péchus, d'une bien belle façon.
Après une petite quinzaine de morceaux (encore, je les ai pas compté), c'est déjà le moment de la (fausse) fin, suivi d'un rappel logique.
"She will be loved" et un dernier morceaux dont je ne me souviens plus du titre achève la soirée et la première date du Ricard Live Music Tour, qui se tiendra à Marseille mercredi soir.
C'est gratuit, et c'est une bien belle idée pour un événement populaire et fédérateur.
Merci Ricard (et en le disant, je suis sobre, c'est remarquable).
Ju



