Bienvenue

Bonjour à toi, cinénaute.

Las Kritikas, comme toute entreprise florissante, voit ses ambitions grandirent avec le temps et le rôle de spécialiste pluridisciplinaire que nous envisageons nous pousse à nous développer, pour mieux grandir et venir inquiéter les grands de ce monde (prépare toi Google, nous arrivons).

Si toutes ces entreprises se diversifient dans une optique financière, nous ne touchons absolument rien et c'est dans un soucis d'augmentation de la charge de travail que nous prenons nos décisions.
Si ça peut paraitre très con, c'est un véritable plaisir pour nous.

Hormis le cinéma, les livres et les CDs de musique sont des biens culturels primordiales dans la vie d'un Kritikos.
Ces derniers lui permettent de passer le temps (seul ou en groupe) ou de paraitre intelligent (même si c'est en lisant FHM ou en parlant des coeurs du dernier Daft Punk).

C'est ainsi qu'après le 7ème art nous nous attaquons aux 5ème et 9ème arts (la musique et la B.D. (et plus générallement la littérature) pour ceux qui l'ignorent).
Tout celà avant d'attaquer peut être un jour d'autres art kritikables tels l'architecture, la sculpture ou encore la peinture.
Ce n'est manifestement pas pour tout de suite mais nous ne pouvons que reconnaitre l'habilité de certains artistes dans ces domaines (ou dire qu'on s'en fout pour le moment).

Pour l'instant, vous trouverez sur le site des fiches d'artistes, des kritikes d'albums (musicaux ou BD), de mangas et de romans ainsi que des compte rendus de concerts.

En espérant que vous trouverez du plaisir à nous lire, nous vous souhaitons une bonne fin d'année.

Vos humbles serviteurs, Los Kritikos.

lundi 5 novembre 2007

Made Of Bricks, Kate Nash

Je pourrais vous faire de longues tirades sur les profonds changements que vit l'industrie musicale, à travers l'explosion des plateformes de partages communautaires de type MySpace, ouvrant les portes d'un marché (se refermant sur des artistes surconnus et des modèles Star Ac' ridicule de notoriété) à des artistes originaux, méritant et radicalement différents les uns des autres.
Je pourrais comparer Kate Nash à Lily Allen dans la mesure ou les majors ne voulaient pas sortir leurs cds avant qu'elles connaissent un succès conséquent sur le net et qu'ils sont revenus au galop pour profiter des (conséquantes) miettes restantes.
Mais face à mon manque d'informations et de sources sur le sujet (et l'absence de temps pour vraiment m'atteller à la question), je vais tout simplement vous expliquer pourquoi l'album de Kate Nash, il trou le cul.

Kate Nash est une artiste chanteuse compositrice anglaise, de la région londonienne (et ça s'entend), qui a passé la première partie de sa carrière à reprendre des chansons (Rudebox de Robbie Williams) lors de ses concerts avant de poster ses propres compositions sur une page MySpace qui lui permis de rencontrer des producteurs et de sortir un album qui fait un carton au royaume uni (1er des charts en Angleterre et 8eme en Irlande) depuis début août.

L'album à connu un accueil inégale dans la presse et certains magazines (de merde) n'ont pas hésité à le démonter avant même sa sortie.
Si les 13 chansons (sur 12 pistes) de l'album sont inégales, oscillant entre l'excellence rythmée ("We Get On", "Shit Song", "Pumpkin Soup"), les magnifiques ballades ("Nicest Things"), les chansons justes bien (''Foundations") et les titres plus moyens ("Play", "Mouthwash"), l'album répond à une structure cohérente et s'écoute d'un bloc avec beaucoup de plaisir.
On remarque d'ailleurs que les titres sont beaucoup plus travaillés et matures que les premiers titres tournant sur le net , au début de l'année ("Caroline's a Victim").

Tout comme Lily Allen et bon nombre de chanteuse actuellement en vogue, Kate Nash joue sur l'impertinence de ses paroles, les histoires de la vie quotidienne qu'elle tourne élégament dans des chansons distrayantes.
C'est assez dommage que l'on ne trouve pas ça dans l'offre musical hexagonale (même si Télérama à osé comparer l'excellente Kate Nash à Koxie, ce que j'ai beaucoup de mal à comprendre (en dehors du phénomène "succès sur le net")).

Côté scène, Kate Nash tourne dans tout l'Angleterre depuis un moment déjà et se produira au point éphémère à Paris, le 27 Novembre après avoir participé à l'émission "Taratata" qui sera diffusée la veille.
Certains l'auront aussi vu dans la très bonne émission "la musicale", samedi dernier, sur Canal +.

Made Of Bricks sort aujourd'hui même dans notre beau pays et je vous conseil bien évidemment de filler à la FNAC pour faire une acquisition que vous ne devriez pas regretter.
Pour ma part, je vous laisse avec le clip du premier single de l'album, "Foundations".


Ju

dimanche 4 novembre 2007

Seizon (Life)

Takeda, la quarantaine bien sonnée n’a pas eu de chance dans la vie. Sa femme est morte d’un cancer quelques années auparavant et sa fille Sawako a disparu un beau jour, il y a un peu plus de 14 ans de cela. Il apprend alors qu’il est atteint d’un cancer et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Désespéré, il veut se pendre, mais au moment crucial le téléphone sonne : la police vient de trouver la dépouille de sa fille qui a donc été assassinée dans les environs de Nagano.

Au Japon la prescription pour un meurtre est fixée à quinze ans. Passé ce délai, le tueur échappera définitivement à la justice. Père absent pendant qu’il pouvait encore passer du temps avec elle, Takeda décide d’honorer la mémoire de sa fille en faisant tout pour rechercher le meurtrier. Les évènements ayant eu lieu plus de quatorze ans auparavant, l’enquête s’annonce difficile et la police décide de laisser couler. Takeda commence donc à mener sa propre enquête en essayant de suivre le chemin qu’aurait bien pu emprunter sa fille.

Tel un Sherlock Holmes, il va de fil en aiguille s’accrocher au moindre petit bout d’indice. Les souvenirs de Saweko, ses goûts et sa façon de se comporter vont l’amener à imaginer le comportement de sa fille au moment des faits, ce qui va finir par le mener à des suspects.Comment va-t-il alors réagir devant ces susceptibles assassins? Ayant les jours comptés, Takeda n’est pas à l’abri d’une manifestation de son cancer, et le temps qui passe trop vite lui rappelle qu’il a aussi seulement quelques semaines avant qu’il y ait prescription.

Divisé en 3 tomes, cet excellent manga n’a rien a envier aux meilleurs romans policiers. Le suspense est très bien entretenu et le déroulement des évènements bien réglé. La première partie nous accroche bien à l’histoire; on y voit Takeda enquêtant seul sur les possibles lieux du crime. Son très bon sens de déduction et de logique, et l’enchainement de ses découvertes nous tiennent en haleine.
Il finit par avoir une piste sérieuse et est mis en contacte avec un policier durant le tome deux avec lequel ils vont s’approcher de l’assassin. Les fausses pistes ainsi que les nouveaux indices font le rythme du récit qui s’avère riche en rebondissement.
Les deux personnages finissent par trouver un possible assassin à 99% de chances près au troisième tome. Ils vont devoir alors tout faire pour gagner contre le temps qui passe et la prescription. Les très bonnes manœuvres juridiques ainsi que les flash-back sont très intéressants et originaux.

C’est donc un excellent manga rapide à lire que je vous conseille de découvrir. Les passionnés de polars y trouveront une très bonne enquête et les inconditionnels des mangas les codes habituels qui font le charme de ces BD nipponnes.


Itoo