Après 2h30 de bagnole, 1h30 d'avion, 30 minutes de train et encore 15 minutes de bus, nous voilà sur la plaine de Werchter, trois heures avant le début des concerts.
Ca tombe bien, entre les 30 heures passées sans dormir et le temps nécessaire pour monter la tente, ces trois heures ne seront pas de trop, avant d'attaquer la première salve d'artistes.
Je tiens d'ailleurs à remercier ces tocards d'EasyJet qui ont réussi à paumer le sac contenant les sardines (toujours plus pratique pour monter une tente), les affaires de toilettes et un ensemble duvet-tapis de sol.On pensait vivre comme des croates, maintenant on en est sur.
Entrons de suite dans le vif du sujet avec le premier concert que nous suivons sur la scène principale (main stage).
Il s'agit d'un groupe que personne d'entre nous ne connaissait, Air Traffic.
Autour de l'énergique, sympathique et charismatique Chris Wall (chanteur/pianiste), le groupe enchaine des chansons que nous ne connaissons pas mais que nous apprécions très vite et le groupe se révèle un excellente surprise (j'écoute d'ailleurs leur très bon album au moment où je fais ce post).Nous sommes tous séduit par ce groupe qui semble particulièrement plaire au public qui reprend avec énergie les refrains des principales chansons.
Après une petite heure de concert, nous sommes déçu de les voir partir, pour laisser la place à Counting Crows.
Si on ne le sait pas encore, on reverra le groupe de Bournemouth le jour suivant et nous partons de notre côté pour découvrir la seconde scène (Pyramide Marquee) et Vampire Weekend, un des groupes que nous attendions le plus du festival.
Le groupe de Brooklyn nous livre un show sérieux, d'un peu moins d'une heure, reprenant la majorité des titres de leur excellent album ainsi que quelques morceaux inédits.La pyramide (bien moins grande que la scène principale) est pleine et on se rend vite compte qu'on y transpirera comme des porcs durant tout le festival.
La fin du concert du groupe d'Ezra Koenig marque notre première pause du festival, pendant que Mika prend place sur la scène principale et que le temps se montre menaçant.
Les moments entre les concerts ne seront d'ailleurs pas de trop pour pouvoir sortir de la plaine et acheter à boire (ou à bouffer) en dehors du circuit de racket qui prend place une fois les portes passées.
En échangeant des tickets (payant) contre des boissons et saloperies à bouffer, on se rend vite compte qu'on se fait niquer à lâcher 2,5 euros pour 25 cl de coca ou 8 euros pour un kebab.
Les mêmes choses sont un poil moins cher dehors, même si c'est pas la grande honnêteté non plus.
Bref, continuons en soulignant qu'au moment ou nous rentrons sur la plaine, Mika a déjà bien entamé son concert, sous une pluie battante.
Je suis pas fan de Mika mais je dois reconnaitre que le gamin est plutôt dynamique sur scène (bon point ne compensant nullement le fait qu'il chante de la vraie merde et donne l'impression de vivre dans un pays imaginaire où tout le monde est gentil, habillé en jaune et sautillent pour se rendre d'un point A à un point B).
Il fini sur Lolipop (je connais pas le nom exact mais ça doit être un truc dans le genre), certainement la chanson la plus niaise de son répertoire avant de nous laisser 30 minutes pour prendre place avant le concert de Lenny Kravitz.
Laissant un grande place à l'instrumental, aux divers solo (guitare, saxophone, etc.) et accompagné de son pote Tahiti Bob (je vous jure qu'il avait la même gueule), ils livrèrent la meilleur prestation scénique de tout le festival.
Après 1h15 de concert, Lenny descend parmi le public, chantant la dernière moitié d'une chanson dans un bordel monstre.
Lors du rappel (logique), il fini d'enflammer le public avec American Woman et Are You Gonna Go My Way.
Un grand moment de live, annonciateur d'un grand festival.
Nous retournèrent ensuite à la Pyramide Marquee, pour quelques heures d'Electro avec les concerts de SoulWax et de 2ManyDJs.
On est alors surpris de voir que le public s'étend même en dehors de la pyramide (nous, on est dedans, et on prend cher), pour soutenir les deux groupes belges.
L'ambiance est juste malade, les concerts d'assez bonne qualité, mais nous devons y couper court pour nous rendre sur le main stage où The Chemical Brothers sont annoncés.
Arrivé à 1h05, le concert ne commencera pas avant 1h30, à cause du bordel immense nécessaire à mettre en place pour un concert de cette envergure.
Pendant 1h30, on va en prendre plein la tronche au niveau du son comme des jeux de lumières et deux grands écrans retransmettent des animations assez sympathiques et très colorées, derrières les deux DJs.
Le concert commence par le classique Galvanize et enchainera des titres issus de tous les albums du duo de Manchester.La première journée de concerts se termine sur le coup de 3h00 et nous retournons dans notre tente "à l'arrache", histoire de reprendre nos forces avant la journée du lendemain.
Text by Ju, Photos by Arno


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